La démarche zéro déchet consiste à réduire la quantité de déchets que nous produisons et leur impact environnemental en changeant simplement nos habitudes. C’est une démarche progressive, écologique, économique et bénéfique pour la santé !

Le principe : la règle des 5 R

Il s’agit de repenser notre manière de consommer, en réduisant à la source les déchets que nous produisons, en allongeant la durée de vie des biens et en repassant notre consommation dans une logique d’économie plus circulaire. Pour cela la démarche zéro déchet repose sur le principe des 5R, dans l’ordre suivant :

Recycler n’est qu’une partie de la solution

Saviez-vous que seulement 42 % des déchets produits en France sont réellement recyclés1 ? Que l’on recycle les plastiques un nombre de fois limité ? Qu’est apparu dans l’océan Pacifique un nouveau continent de plastique, d’une taille équivalente à 6 fois celle de la France ?

C’est pour ces raisons que le recyclage ne vient qu’à la fin de la démarche, puisque le meilleur déchet reste celui qu’on ne crée pas. Cela permet de réduire l’impact environnemental lié à la quantité de matières premières et d’énergie utilisée en amont lors de la production, et en aval lors de la gestion du déchet.

  • sImpact lié à la production : c’est ce qu’on appelle le “sac à dos écologique”. Il correspond à la quantité d’énergie et de matières premières nécessaires à la production d’un produit. Par exemple, 1 smartphone = 70 kg de matières premières et de déchets en amont.
  • Impact lié à la gestion du déchet : c’est ce qu’on appelle le “coût écologique”. Pour les incinérateurs, ce coût correspond à la consommation d’énergie, et à la création de fumées et de résidus solides toxiques, tels que machefers2 et REFIOM3. Pour les décharges, c’est la pollution des sols, de l’air et des eaux.

Les petits gestes qui peuvent faire changer les choses

La démarche zéro déchet est donc un changement d’habitudes au quotidien, à travers des gestes simples, comme :

  • éviter les objets à usage unique (sacs, gobelets, coton-tiges, etc.) ou suremballés,
  • amener vos propres contenants réutilisables (bocaux, boîtes, sacs à vrac) chez vos commerçants ! De nombreux boulangers, primeurs, fromagers, etc. les acceptent,
  • préférer les emballages recyclables aux emballages plastiques,
  • adopter le troc, le prêt ou le don : ce que vous ne voulez plus fera sûrement le bonheur d’un autre,
  • réparer ou faire réparer plutôt que racheter ! De nombreuses enseignes sont spécialisées dans les réparations en tout genre,
  • trouver de nouvelles utilisations à vos déchets : un pot de yaourt et une bouteille en plastique peuvent faire pousser des plantes !

Il existe plein de ressources pour vous aider à commencer à réduire la quantité de déchets que vous générez. Jetez-vous à l’eau, mais n’y jetez rien d’autre !

1. Taux de recyclage des déchets municipaux, enquête d’Eurostat, et Les Déchets et quelques chiffres, Enquête collecte de l’Ademe.

2.  Mâchefer : résidus solides recueillis à la base des fours d’incinérateurs à l’issue de la combustion des déchets. Ils sont composés majoritairement de cendres, de 5 à 10 % d’incombustibles divers (métaux ferreux et non ferreux, verre, etc.) d’imbrûlés (certains papiers retrouvés dans les mâchefers sont encore lisibles) et concentrent un certain nombre de polluants, en particulier des métaux lourds. Pour 1000 kg de déchets brûlés, environ 200 kg de mâchefers sont produits. Source : Dictionnaire de Zero Waste France, Déchets, les gros mots.

3. REFIOM : acronyme de « résidus d’épuration des fumées d’incinération d’ordures ménagères ». Les REFIOM sont issus de la neutralisation des gaz acides et toxiques de l’incinération des déchets, par des réactifs comme la chaux ou le bicarbonate de sodium. Ils contiennent également les cendres volantes captées lors de la filtration des fumées et les boues issues de la filtration des eaux de lavage des fumées. Source : Dictionnaire de Zero Waste France, Déchets, les gros mots.