La démarche zéro déchet, zéro gaspillage

Le “zéro déchet, zéro gaspillage” est une démarche pour réduire notre impact sur l’environnement, en diminuant la quantité de déchets que nous produisons et leurs impacts négatifs sur la planète. On parle aussi de démarche zero waste : en anglais, « waste » signifie à la fois « déchet » et « gaspillage ».

Le zéro déchet est une démarche progressive et positive, qu’on peut suivre à titre individuel et collectif. Elle permet de faire des économies, de favoriser des produits meilleurs pour sa santé, et de limiter son impact négatif sur l’environnement.

Zéro ? Vraiment ?

Non, à l’évidence ! « Zéro » est un objectif idéal, c’est l’horizon qu’on se donne : une société qui respecte l’environnement, avec un minimum de déchets et de gaspillages, et une économie vraiment circulaire. Cela se retrouve dans devise du zéro déchet :

Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas

L’objectif n’est pas d’avoir des déchets recyclables ou « biodégradables » : c’est d’éviter d’avoir des déchets tout court dès que c’est possible. D’avoir des choses durables, réutilisables, réparables, et pas du jetable.

Si le mot « zéro » ne vous convient pas, vous pouvez parler de « réduction des déchets » ou de « limiter son impact ».

Comment faire : la règle des 5R

Avec le zero déchet, zéro gaspillage, on repense notre manière de consommer :

  • on réduit à la source les déchets
  • on allonge la durée de vie des objets
  • on traite au mieux les déchets produits

Pour ça, on s’appuie sur la règle des 5R, créée par Béa Johnson : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, et Rendre à la terre :

Pyramide inversée des priorités en zéro déchet : refuser d'abord, réduire, réutiliser, recycler, et enfin rendre à la tête.
©️ Natasha A. pour Zero Waste Paris
  • Refuser : les choses dont on n’a pas besoin, les objets à usage unique, et les objets non revalorisables
  • Réduire : n’acheter que les quantités nécessaires, éviter les gaspillages
  • Réutiliser : préférer les objets réutilisables, acheter d’occasion, emprunter ou louer, réparer, vendre ou donner ce qui ne nous sert plus
  • Recycler : recycler les objets ou matières revalorisables
  • Rendre à la terre : composter la matière organique

Pourquoi agir ?

©️ Reuteurs / Crack Palinggi

Nos modes de consommation et de production génèrent énormément de déchets, de gaspillages et de pollutions. On extrait trop de ressources naturelles, trop vite, sans se préoccuper vraiment de les reconstituer (ce n’est pas toujours possible !). On ne s’intéresse souvent pas à la pertinence de fabriquer certains produits (les produits jetables notamment) ou à ce qui leur arrive après leur mise à la poubelle.

Pour fabriquer les objets qui nous entourent, il a fallu extraire des matières, dépenser de l’énergie et des ressources pour produire, puis transporter l’objet jusqu’à nous. Chaque objet porte un « sac a dos écologique » de tout ce qu’il a fallu pour le produire. Pour un jean de quelques centaines grammes, cela représente 49 kg de matières ! De quoi réfléchir avant d’en acheter un neuf !

Une fois jeté, un objet peut finir… dans la nature. S’il a été mis à la poubelle, il va souvent aller en décharge ou en incinération. Ou bien, s’il est recyclable, qu’il a bien été trié et qu’il existe une filière de recyclage, il pourra être recyclé. Mais pour beaucoup de matières (plastique, papier…) le cycle du recyclage n’est pas infini : la qualité de la matière diminue à chaque cycle. On parle de « décyclage ». Pas idéal non ?

Pour nos déchets alimentaires et organiques, les enfouir ou les incinérer est un gaspillage immense ! Ces biodéchets peuvent produire du compost bénéfique pour le sols ou produire du biogaz… Mais à condition de ne pas être mélangés au reste des ordures ! Ces déchets organiques représentent environ 1/3 du contenu de notre poubelle.

Les avantages

Faire des économies

Tous les « zerowasteurs » vous le diront : passé une petite étape où l’on s’équipe (gourde, sacs à vrac), le zéro déchet fait faire des économies notables. C’est logique : on refuse les produits inutiles, on préfère l’occasion ou l’emprunt, on fait durer longtemps nos objets, etc. Avec le vrac, on peut aussi acheter des quantités plus adaptés à nos besoins et limiter le gaspillage alimentaire !

Protéger sa santé

Le zéro déchet nous invite souvent à revenir à des produits bruts, peu transformés, ou à la composition plus simple. C’est notamment vrai dans la salle de bain et les produits d’entretien, et l’on peut même faire certains produits soi-même. Cela vaut également pour l’alimentation. En évitant les emballages, on réduit aussi notre exposition aux plastiques. Bref, on sait mieux ce qu’on met à l’intérieur de soi, sur soi et autour de soi.

Préserver la planète

Les déchets sont source de pollutions des eaux et des sols : nanoplastiques au fond des océans, « continents » de déchets à leurs surfaces, décharges sauvages en Asie… Les pollutions liées aux déchets sont nombreuses et affectent la santé des hommes et des animaux.

Avec le zéro déchet, on limite ces pollutions. Mais on agit aussi en amont, en diminuant le recours à des procédés industriels lourds pour traiter nos déchets : incinération, décharge, ou même recyclage. À l’instar l’étape de production des objets, le traitement des déchets consomme de l’énergie, de l’eau et des ressources naturelles…

Envie d’aller plus loin ?

Deux bénévoles animent une initiation au zéro déchet. On voit un grand écran qui affiche la 1re diapositive de la présentation.

Zero Waste Paris propose des initiations gratuites au mode de vie zéro déchet ! Retrouvez les prochaines dates sur l’agenda de la Maison du Zéro Déchet (notre association sœur) ou sur notre agenda Facebook.

Vous pouvez aussi consulter nos guides et ressources documentaires pour en apprendre plus sur le zéro déchet. Pour agir concrètement, retrouvez nos adresses zéro déchet à Paris et en Île-de-France.

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