Pauline - Benévole Zero Waste Paris

La main à la pâte avec Pauline, l’interview des bénévoles

Des formations grand public au développement de nouveaux outils de sensibilisation, en passant par la communication ou encore les actions de sensibilisation sur les marchés, nos bénévoles sont mobilisé·es pour soutenir et partager les valeurs de l’association. C’est grâce à toutes ces personnes que l’association Zero Waste Paris peut mener à bien ses actions vers le zéro déchet sur le territoire parisien et en Île-de-France ! Nous avons décidé de les mettre en lumière en commençant par Pauline, très investie auprès des commerçants.

Qui es-tu ? 

“Je m’appelle Pauline Wicker, j’ai 28 ans, je suis assistante costumière dans une boîte de location de costumes depuis 1 an pour l’audiovisuel et le théâtre à Saint-Ouen. Je gère les commandes des costumes et les stocks. Pour me détendre, je brode et je me suis mise au hip-hop !”

Quel est ton rôle chez Zero Waste Paris ?

“J’ai commencé à Zéro Déchet Lyon (groupe local de Zero Waste France) en 2017 en travaillant dans le groupe de travail “Mon commerçant M’emballe Durablement (MCMD)” qui sensibilise les commerçants de Lyon au zéro déchet.

Ensuite, j’ai déménagé à Paris en 2018, ce qui m’a permis de devenir bénévole chez Zero Waste Paris début 2019, puis référente du groupe de travail “Commerçant” à partir du confinement.

Je fais également partie du Collège Associatif de Zero Waste Paris pour lequel je suis référente RH, je participe aux réunions Finances et je signe les documents officiels si nécessaire.”

Qu’est ce qui t’a donné envie d’intégrer Zero Waste Paris ? 

“C’est lié à une prise de conscience globale. Je commençais à devenir végétarienne au moment où j’ai intégré Zero Waste Lyon pour des raisons de santé mais aussi écologique. Je me rendais de plus en plus compte des tonnes de déchets que l’on accumule et que le problème était assez énorme.

En plus, dans ma situation financière assez précaire d’intermittente du spectacle, la pratique du zéro déchet – zéro gaspillage m’a parue normale. J’ai commencé à cuisiner d’avantage, faire mes cosmétiques, acheter en vrac (notamment le shampoing solide pour les problèmes de cuir chevelu), faire du compost, acheter d’occasion

Dans le métier du costume, on a l’habitude de réutiliser la matière première ce qui permet également de compenser l’impact que peut avoir l’industrie textile sur la planète…”

Comment décrirais-tu Zero Waste Paris en trois mots ?

Bisounours (dans le sens bienveillant), accueillant, de la bonne volonté de la part des bénévoles récurrents ou non.”

Qu’est ce que tu as apporté à l’association et ce qu’elle t’a apporté ?

“Un sacré lot de conneries et de blagues pourries ! Plus sérieusement, j’essaie de faire tenir le groupe de travail Commerçant et de le faire grandir au sein de Paris. J’ai vraiment envie que la consigne se développe de plus en plus. J’aimerais que le vrac soit plus popularisé et accessible auprès des populations plus précaires ou sur les marchés et non que ça soit un truc bobo et cher.

Pour Zero Waste Paris, j’ai créé la formation zéro déchet pour les commerçants, la formation internes pour les bénévoles et j’essaie d’être là à tous les marathons commerçants pour motiver les autres bénévoles.

Zero Waste Paris m’a permis de retrouver tous les mois des personnes bienveillantes, qui m’ont fait du bien au moral (notamment pendant le confinement, c’était rassurant de se dire que les personnes avaient gardé les mêmes principes). Ça m’apporte aussi beaucoup de gratitude parce que l’on remarque que ça avance, ça parle à beaucoup de personnes et même si on n’est pas beaucoup reconnu dans l’écosystème, le zéro déchet se développe de plus en plus.”

Pourquoi t’es-tu dirigée vers le groupe de travail Commerçants ?

“Pour la petite histoire, j’ai bossé dans un supermarché en job étudiant et beaucoup de personnes venaient avec leur contenant qu’il m’était impossible d’accepter parce que c’était “trop compliqué” d’après mes responsables.

Le fait de pouvoir retrouver ça et de voir que c’est interdit de refuser maintenant (loi AGEC), ça me donne envie de populariser cette pratique parce que ce n’est que du plastique inutile.”

Quel est ton premier souvenir de Zero Waste Paris ? Une anecdote ?

“Une des anecdotes qui m’a marquée, c’est une expérience assez impressionnante lors d’une réunion dans la mairie du 11e avec Morgane, une autre bénévole, face aux gérants de l’association des commerçants. Le maire et son adjoint étaient présents.

Un peu stressée devant des personnes indécises face à la démarche, une dame intervient pour dire qu’elle a laissé tomber ce qu’elle avait mis en place. Et là, elle a sorti un monstre en moi. J’ai répondu : “Je sais qu’il y a la Covid, que cela n’aide pas et que le vrac peut être compliqué. Mais, nous essayons de faire notre possible, et notre possible, c’est déjà pas mal. La Covid ne disparaîtra pas, nous allons devoir vivre avec. Donc, il va falloir se bouger pour faire changer les choses et avancer vers le zéro déchet”.

Morgane a été surprise et je pensais avoir brusqué les personnes présentes, mais finalement ils ont adoré.”

Quel est ton objet zéro déchet préféré ?

Le tupperware, parce que c’est au quotidien et ça peut éviter plein de déchets.”

Quelle a été ta première démarche zéro déchet à la maison ?

Le shampoing solide avec la gourde et les cotons démaquillant, tout est arrivé en même temps en fait.”

Dans un monde idéal, quelle démarche zéro déchet aimerais-tu voir en place dans le quotidien de tout le monde ?

La consigne bord*l ! C’est du gâchis de plastique ! Et le compost ! Tout le monde devrait trier ses déchets et encore plus les déchets alimentaires.”

Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à intégrer l’association ?

“Je lui dirais qu’iel peut avoir confiance, venir nous rencontrer lors d’un goûter ou apéro, l’ambiance y est toujours conviviale. Si iel n’a pas le temps mais a envie de s’investir, il existe toujours un petit moment pour écrire un rapport ou un bilan pendant un week-end (devant une série Netflix ça marche bien). En ce qui concerne les connaissances, je n’y connaissais rien au début et je suis montée en compétence super vite !”  

Justement, pourrais-tu nous conseiller un livre, un podcast, un film/documentaire sur la thématique des déchets ?

“Je trouve que la vidéo de l’histoire de la petite cuillère en plastique que l’on montre pendant les formations est super percutante. Tu as aussi le podcast VLAN qui est un ensemble d’interviews de personnes inspirantes qui parlent d’écologie, de sociologie ou de culture. Et ça se termine par la question “A quoi aimerais-tu ouvrir ou fermer la porte ?”, d’où le titre du podcast. Sinon, Cyril Dion est toujours intéressant à écouter.”

► D’autres questions à poser à Pauline ou à toute l’équipe de Zero Waste Paris ? Contactez-nous ici ou sur nos réseaux sociaux ! Et si Pauline vous a convaincu·e de rejoindre les bénévoles de Zero Waste Paris, c’est par ici 😉

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