La main à la pâte avec David : l’interview des bénévoles

Des formations grand public au développement de nouveaux outils de sensibilisation, en passant par la communication ou encore les actions de sensibilisation sur les marchés, nos bénévoles sont mobilisé·es pour soutenir et partager les valeurs de l’association. C’est grâce à toutes ces personnes que Zero Waste Paris mène à bien ses actions en faveur du zéro déchet sur le territoire parisien et en Île-de-France ! Nous avons décidé de vous les présenter dans une série d’interviews. Après Pauline et Mathieu, c’est David qui répond à nos questions !

Qui es-tu ? 

“Je m’appelle David Fonteix, j’ai 31 ans et je suis concepteur de jeux vidéo. Je suis chez Zero Waste Paris depuis l’été 2017, mais vraiment actif depuis 2018.”

Quel est ton rôle chez Zero Waste Paris ?

“J’ai d’abord rejoint le groupe de travail “Bureau” orienté sur le zéro déchet en entreprise et dans le milieu professionnel en général, puis j’en suis devenu le référent pendant plus de deux ans. Nous avions créé une formation de sensibilisation au zéro déchet à destination des salarié·e·s. 

Je suis redevenu simple bénévole depuis le premier confinement en mars 2020, et j’ai lancé un nouveau groupe de travail “Jeux” avec pour objectif principal de créer un jeu vidéo qui parle de zéro déchet.

Depuis début 2022, je reprends mon engagement avec des actions de sensibilisation aux biodéchets sur les marchés parisiens. J’ai aussi repris les animations de formations que j’aimais bien faire avant le confinement, et je compte bien finir par sortir un projet du groupe de travail “Jeux” ! ”

Qu’est ce qui t’a donné envie d’intégrer Zero Waste Paris ? 

“J’ai tout simplement suivi la transition écologique empruntée par ma famille, ma soeur et mon beau-frère en particulier qui ont rejoint Zero Waste Paris avant moi. C’était la continuité logique de notre changement de mode de vie, et aussi une bonne occasion d’en apprendre plus auprès de gens déjà sensibilisés et de participer à des actions plus concrètes.”

Comment décrirais-tu Zero Waste Paris en trois mots ?

“Bienveillance, camaraderie, et sensibilisation”

Qu’as-tu apporté à l’association et que t’a-t-elle apporté ?

“D’un point de vue purement comptable, j’ai apporté de mon temps et de mon énergie pour préparer ou participer aux actions de sensibilisation. Ce qui ne fut pas évident car on ne se sent pas forcément légitime au début, le fameux syndrôme de l’imposteur. Mais chez Zero Waste, on nous met vite à l’aise, on apprend, et on trouve ses marques !

Sinon d’un point de vue personnel, j’essaie d’apporter ma bonne humeur et mes connaissances. Chaque personne peut arriver avec son bagage et avoir une approche différente de nos actions, même si on se retrouve sur la finalité, ce qui est super enrichissant !

Et je dirais que c’est ça que Zero Waste m’a le plus apporté : de l’enrichissement personnel, que ce soit humain ou en termes de savoir. Depuis 5 ans, j’ai croisé plein de chouettes personnes, on a un peu grandi ensemble, débattu, évolué sur certains sujets. Ça aide à se remettre en question ! Et pour finir, ça fait juste du bien de faire partie d’une communauté qui partage nos valeurs, et de sensibiliser à son tour ! ”

Pourquoi t’es-tu dirigé vers le groupe de travail Bureau ?

“J’ai participé à une réunion en 2018 où l’ancien référent Bureau laissait sa place. J’ai repris la référence du groupe avec une autre personne, un peu sur un coup de tête à vrai dire. Il est vrai que j’avais déjà remarqué à l’époque qu’on pouvait faire beaucoup mieux au niveau déchets dans les entreprises où j’ai bossé.

Il se trouve que ce fut 2 années intenses et productives, où j’ai appris beaucoup, surtout en termes d’organisation. Je ne regrette donc pas cette décision un peu précipitée ! ”

Quel est ton premier souvenir de Zero Waste Paris ? Une anecdote ?

“Ça doit remonter à un apéro en 2017, où je n’étais pas encore très actif. (NDLR : un apéro a lieu chaque mois pour accueillir les nouveaux bénévoles, et nous retrouver.)

Nous étions au bord de la Seine, le soir. Je me souviens qu’il y avait des instruments de musique et qu’on a fini en jam improvisée, à inventer des chansons sur l’écologie. Un très bon souvenir ! ”

Quel est ton objet zéro déchet préféré ?

“Je vais rester classique et dire les bocaux en verre. Rien de mieux que de faire des courses, et de tout verser dans ses bocaux chez soi ! Ou d’ouvrir son garde-manger et de voir tous les ingrédients directement, sans le packaging qui gêne. Il y a quelque chose que je trouve très satisfaisant là-dedans !

Quelle a été ta première démarche zéro déchet à la maison ?

“Avant même qu’on ne connaisse ce mouvement ou ce terme “zéro déchet”, on avait déjà remplacé les bouteilles d’eau par l’eau du robinet. Mine de rien, c’est beaucoup de plastique évité et du poids en moins dans les courses. Un geste simple pour démarrer dans le zéro déchet, surtout qu’on a la chance d’avoir de la bonne eau en France.

Dans un monde idéal, quelle démarche zéro déchet aimerais-tu voir en place dans le quotidien de tout le monde ?

“Ouh… elle est dure cette question. Idéalement, ce serait une démarche qui serait adaptée à tout type de public, plus ou moins aisé, handicapé ou non. Les mesures doivent être bien réfléchies en amont avant d’être appliquées, sinon ça peut creuser des écarts sociaux.

Je pense donc à une mesure qui ne concerne pas ce que les gens devraient faire, mais plutôt ce qu’ils verraient : les publicités. J’adorerais vivre dans un monde sans publicité qui pousse à la surconsommation. C’est vraiment une des bases du problème : il faut réussir à rendre d’autres choses désirables que des smartphones ou des SUV.”

Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à intégrer l’association ?

“N’hésitez plus ! En plus d’apprendre plein de choses intéressantes sur le zéro déchet, l’écologie ou d’autres thématiques liées, on rencontre plein de personnes sympas avec qui partager de super moments conviviaux. En plus, on respecte les rythmes de chacun·e, c’est vraiment sans pression. Que demander de plus ?

Plus largement, être dans une association comme Zero Waste Paris permet d’être entouré·e et guidé·e au début de sa démarche zéro déchet, qui n’est pas facile en soi. D’ailleurs, ce qu’on dit dans nos formations, c’est de commencer petit et de ne pas se culpabiliser.

Le zéro déchet est une porte d’entrée accessible pour changer de logiciel sur notre modèle de consommation, voire notre mode de vie. Avoir une poubelle (beaucoup) moins remplie est la cerise sur le gâteau et c’est un parcours qu’il est chouette de partager avec des gens dans la même situation !”  

Justement, pourrais-tu nous conseiller un livre, un podcast, un film/documentaire sur la thématique des déchets ?

“Ça sort du spectre des déchets, mais je dirais le film Demain. C’est en partie ce film qui a déclenché la transition écologique de ma famille, donc il a une place particulière. Et je trouve important de dépeindre un futur positif (pour changer des univers post apo à la Mad Max), de travailler l’imaginaire collectif en ce sens. Le travail de sensibilisation est important, mais montrer pour quel futur on se bat l’est tout autant, voire plus ! ”

► D’autres questions à poser à David ou à toute l’équipe de Zero Waste Paris ? Contactez-nous ici ou sur nos réseaux sociaux ! Et si David vous a convaincu·e de rejoindre les bénévoles de Zero Waste Paris, c’est par ici 😉

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